Pour que la planète bleue continue de mériter son nom…

bernard-troilletEn matière d’énergie, il est au fond une question et une seule qui vaille: quelle planète voulons-nous laisser à nos enfants?

Appuyer sur un bouton pour obtenir de l’électricité sans se demander comment elle est produite est aujourd’hui impossible, voire irresponsable. Le nucléaire, certes pratique pour les consommateurs que nous sommes, a démontré ses limites. Qu’une centrale connaisse une avarie, et c’est la Terre entière qui trinque; les émissions radioactives se moquent des frontières. Sans parler des déchets engendrés par cette forme d’énergie, résidus dont la durée de nocivité se calcule en siècles pour certains, en millénaires pour d’autres. Toxique héritage à transmettre à nos descendants...

Les autorités politiques, suisses notamment, en sont conscientes, qui ont programmé l’abandon à terme du nucléaire malgré les pressions d’un lobby puissant. En nous obligeant à repenser notre avenir énergétique, cette décision courageuse nous confronte à des choix de société.

Si nous voulons que la planète bleue continue de mériter son nom, nous n’avons d’autres choix que de développer les énergies renouvelables. Propres, sûres et inépuisables à l’échelle humaine du temps, parce que généreusement offertes par Dame Nature. L’eau, le soleil et le vent constituent trois piliers sur lesquels bâtir un futur durable. Non pas en opposant l’hydroélectrique au solaire ou à l’éolien, mais bien en jouant de leur complémentarité.

L’énergie produite par le vent ne saurait remplacer quantitativement celle d’origine nucléaire. Mais elle permet de transmettre aux générations futures un patrimoine énergétique fiable, recyclable et sans impact majeur sur l’environnement si l’option devait être prise, dans vingt ou trente ans, de démonter les éoliennes installées. Une réalité que les opposants à de tels projets oublient à dessein de dire.

Parce que les enjeux sont immenses, les contre-vérités le sont aussi. Echafauder des mythes pour répandre la peur constitue une tactique éprouvée, bien qu’indigne. Parmi ces fables, l’une voudrait que les communes d’implantation des éoliennes soient placées devant le fait accompli. Or, la société ValEole appartient à des collectivités publiques ou semi-publiques, c’est-à-dire aux communes sites des futures machines, qui conservent ainsi la maîtrise de la gestion harmonieuse de leur territoire.

Il appartient aux locataires de la Maison Terre que nous sommes d’utiliser intelligemment ses ressources naturelles. Valorisons-les sans préjudice pour nos enfants et pour le futur de notre canton, de notre pays et de la planète. Progressons avec confiance sur la voie de l’anticipation.

Protégeons la maison. Il y a péril en la demeure.

Bernard Troillet, président de ValEole

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